Que reste-t-il de la foi si elle oublie les victimes ? Avec Johann Baptist Metz, ce livre rappelle que le christianisme est d’abord une mémoire subversive : la mémoire de la passion du Christ, qui rejoint la souffrance humaine et la transforme en appel à la justice. L’auteur, franciscain, montre comment cette mémoire fonde une éthique de la compassion, capable de résister à l’indifférence, à l’amnésie sociale et à l’idéologie qui marginalise les faibles et glorifie les vainqueurs. La memoria passionis va au-delà de l’échec : elle porte en elle l’espérance de la résurrection, cette promesse qui fait surgir un avenir là où tout semblait perdu, et qui ouvre une voie de transformation pour les personnes comme pour les sociétés.Une réflexion puissante et actuelle, qui conjugue théologie, engagement, humanité et ravive la force libératrice d’une foi qui se souvient, qui espère et qui agit.
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